


Jusqu'au 18 juin 2011
Dernière exposition à la Rue des Deux-Marchés 34.
Il est temps de continuer l’aventure autrement. Afin de valoriser vos choix et les nôtres, nous allons nous consacrer à la réalisation du catalogue de notre collection.
Curateur de l’exposition : Jean-Marie Reynier
La forêt, dans la littérature du moyen âge, fut toujours symbole de changement et modification humaine.
La forêt, dans la vie, est cet endroit qui nous occupe l’esprit, un lieu qui nous fait de l’ombre, habité par des créatures extraordinaires, et qui peut nous perdre…
C’est là que l’on se trouve lorsque l'on décide de changer de chemin, de suivre le plus difficile, le sentier qui monte, et pas la route qui descend. C’est là que l’on se trouve quand on veut choisir pour son propre bien, et par conséquence pour celui des gens qu’on aime.
Une forêt de signes, voilà ce qui est évident dans les peintures aborigènes ici présentes.
Et les signes ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
Il est trop facile de rentrer dans le langage aborigène avec comme bagage la peinture occidentale ; ceci nous guiderait seulement dans la direction du geste, en oubliant la force du signifiant.
Devant une peinture d’Australie, on est sous tension, car on ne peut que maladroitement la confronter à l’apparence de ce qui nous est familier au premier degré.
Changeons donc notre optique.
Parlons littérature.
Chacune de ces peintures nous raconte une histoire, comme dans un livre de contes et de mythes, et comme telle elle n’est pas forcément peinte ; elle est plutôt dite.
Dire ... Ne pas forcément énoncer, ne pas forcément communiquer, mais dire: ce verbe nous guide dans une forêt située devant les portes de l’enfer.
Nous revoici donc à la Divine Comédie de Dante Alighieri, et son voyage dans le temps, en spirales et à la verticale.
Ce texte classique est le parfait exemple de l’expression mythologique d’une époque dite, d’une époque parlée (ne serait-ce que par le fait que c’est le premier texte de l’histoire italienne écrit en langue vulgaire et non en latin).
Jean-Marie Reynier (Marseille 1983, vit et travaille à Essertines sur Rolle) est artiste et curateur. Membre I.C.O.M. (International Council of Museums, UNESCO)
Formé entre la taille-douce et la sociologie des medias il finit sa thèse sur Paris Hilton et la modernité liquide à l’université de Genève dans le cadre du C.C.C. (programme d’études Critical, Curatorial, Cybermedia). Il est curateur indépendant pour plusieurs espaces et galeries en Suisse et directeur des « I Sotterranei dell’Arte » à Bellinzona.
Consultant et curateur pour les éditions Notari de Geneve il a entre autres inventé la collection « Qu’Art est » en publiant J. Chessex, M. Müller, J. Roman, L. Carroll…
Il a collaboré à des projets internationaux avec le F.R.A.C. Auvergne, la Shedhalle de Zurich, le Centre Culturel Suisse de Rome et il collabore régulièrement avec la revue d’art contemporain Daté.
Comme artiste, suite à nombreuses expositions en solo il collabore maintenant exclusivement avec sa compagne Andréanne Oberson avec qui il à fondé le collectif indigène qui expose régulièrement en Suisse et en Europe.
Il assure mener une vie exemplaire.